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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 13:49

18 avril 2008

Entretien avec Hector Llaitul, prisonnier politique Mapuche.

 

http://www.mapuches.org/dossier/prisonnier_llaitul080418.html

 

Quelle est ta situation judiciaire?

 

Actuellement le procès est dans sa phase terminale. Ce 18 avril s’ouvrira l’audience de préparation du jugement qui se déroulera au début du mois de juin. Le ministère public au travers de ses juges n’a pas modifié substantiellement l’accusation et demande une peine de neuf ans et demi pour les charges d’incendie, port et détention d’armes Comme on le sait les bases des accusations sont les déclarations obtenues sous la menace et les tortures contre Roberto Painemil de Yeupeko Vilcun, communauté emblématique de la lutte des mapuches.

 

La justice a-t-elle d’autres arguments pour t’inculper?

 

Selon les copies de l’enquête et des accusations, il n’y a pas d’autres preuves concrètes qui permettent de déterminer la participation des inculpés, comme des témoignages ou des preuves d’enquêtes. En même temps, et selon l’analyse de certains avocats, l’accusation pêche par une série de contradictions, comme par exemple que Painemil est accusé d’être complice d’une action ou d’un groupe et en même temps il est reconnu comme témoin directe des faits. Donc si il est complice il n’a jamais été témoin des faits et si il est témoin il serait donc auteur… et non complice.

 

 Selon les antécédents que l’on possède, comment s’est réalisé le  montage?

 

Sans aucun doute nous sommes face à un nouveau montage policier, cette fois aggravé par une série de situations illégales, comme la participation d’un groupe de civils armés, ce qui n’importe où dans le monde s’appelle paramilitaires et l’utilisation de la torture, durant  un interrogatoire de la part des carabiniers du chili. Le montage est l’unique manière d’inculper les dirigeants et les militants mapuches et de justifier leur punition par l’incarcération. Bon, un montage est préparé et exécuté en coordination avec les secteurs engagés dans l’usurpation du territoire mapuche et ses institutions. Dans ce cas en particulier, sont impliqués un groupe de vigilance rurale, des carabiniers en uniformes, des carabiniers en civil, les services d’intelligence et un juge très connu pour ses persécutions contre les mapuches: Sergio Moya.

 

Quelles sont les preuves qui pourraient démentir les accusations et prouver le montage?

 

Un élément clef pour prouver l’exécution de ce montage c’est qu’on est arrivé à déterminer qu’une des armes, que soit disant, Painemil avait dans son véhicule, appartient en réalité à un carabinier, en service actif, qui n’a pas fait état de sa disparition pour vol ou perte. Dans le même temps, dans leurs déclarations les intégrants du groupe de vigilante signalent que les armes étaient dans la partie arrière de la camionnette de Painemil. Au contraire les carabiniers disent qu’elles étaient à l’intérieur du véhicule. Enfin nous avons reçu une  information selon laquelle celui qui coordonne et supervise ces comites de  vigilance rurale, dans cette zone, est un carabinier avec un passé dans la CNI (police secrète de la dictature responsable de tortures, disparitions  et assassinats NDT).

 

La torture de Painemil n’a pas été prise en compte?

 

 Actuellement il y a des doutes sur la réelle gravité et intensité avec laquelle Roberto Painemil a été torturé. Il n’a jamais bénéficié de l’appui de son avocat défenseur pour la plainte concernant ces faits,  ce qui aurait permis sa libération dès le début. Nous savons seulement que Painemil a livré son témoignage peu d’heures après que les faits se soient déroulés à une professionnelle de l’Observatoire pour les Peuples Indigènes de Temuco, témoignage capital qui confirme les faits de torture contre Painemil. En même temps nous savons aussi que Roberto a d’énormes difficultés pour s’exprimer en castellano, parce qu’il utilise toujours le mapudugun ce qui permet à un expert en linguistique ou anthropologie de s’apercevoir tout de suite qu’il est impossible que la déclaration extra judiciaire n’ait pas ete élaborée par lui.

 

Donc à aucun moment il n’a nommé quelqu’un?

 

Ca c’est le plus grave de tout, dans ce cas, il ne s’agit pas d’une confession obtenue sous la torture, mais au travers de celle-ci une personne a été obligée de signer une fausse déclaration élaborée par ses détenteurs et qui permet d’accuser une troisième personne pour un délit.

Ce qui est certain c’est que durant l’interrogatoire de Painemil ont été utilisées les techniques typiques d’interrogatoires des services d’intelligence, techniques qui sont selon les organismes de droits de l’homme, qualifiées comme formes de tortures: le bon et le mauvais policier, les démonstrations de pouvoir, l’extorsion, les menaces contre lui et sa famille, l’enfermement, les coups, pratiques qui produisent sur Painemil la perte de sa conscience temporelle et spatiale, puisqu’il ne sait plus où il est ni combien de temps il reste dans les lieux, c’est à dire qu’il en sort brisé, sans volonté, dominé par ses tortionnaires.

 

Qu’est ce que tu espères dans l’immédiat?

 

Dénoncer ces faits et la prise de mesure concrètes contre ceux qui ont détenu et torturé Painemil, c’est l’unique manière de créer un  précédent pour que ces formes particulières de fascisme ne puissent pas se répéter contre le peuple mapuche. Nous sommes confiants sur le fait que grâce à notre réseau d’appui tant au niveau national comme international, et à la solidarité de personnes sensibilisées à la cause mapuche nous mettrons à nu le montage juridique contre la Coordinadora Arauco Malleco et un de ses membres.

Par "Rafael Railaf Z." - Publié dans : Aucune
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 13:44

Le JPB > Culture 2008-04-25

Télé alternative guatémaltèque


Les Indiens du Guatemala ont enfin leur chaîne de télévision, TV Maya, qui émet depuis mercredi dans les 23 dialectes mayas du pays des émissions culturelles et d’information, pour donner une perspective maya et offrir une alternative aux chaînes commerciales.

"C’était notre rêve depuis de nombreuses années, avoir un média, car les médias existant n’ont jamais été au service des civilisations millénaires, ni de notre pensée, ni des zones linguistiques", a déclaré la prix Nobel de la paix 1992, Rigoberta Menchu, qui a assisté au lancement de la chaîne.


Pour l’instant, la chaîne propose 3 émissions de 30 minutes par jour, sous-titrées en espagnol, et n’émet que dans la capitale Guatemala. La première émission commence par un salut, la signification du jour selon le calendrier maya, suivi d’un programme informatif et d’un autre dédié aux enfants.

"TV Maya, le canal multiculturel du Guatemala", "la lumière, la voix et l’image des peuples mayas", disent les jingles de la nouvelle chaîne. Des glyphes colorés comme ceux qui ornaient les temples de Tikal et le calendrier maya constituent l’habillage visuel.

"Nous sommes certains que la chaîne sera bien perçue par la population, mais l’effort TV Maya a besoin de soutiens car pour cette première année, le budget n’est que de 2 millions de quetzales (263157 dollars), c’est pour cela que la programmation est limitée", explique Pascual Domingo, président de l’Académie des langues mayas du Guatemala (ALMG), qui finance le projet.

TV Maya mise "sur la diffusion de la culture, des valeurs, des langues et l’éducation de toute une société", affirme avec enthousiasme,
Domingo Pascual.

Ironie de l’histoire, TV Maya peut être vue sur le canal 5, la chaîne qu’utilisait l’armée durant la guerre civile (1960-1996) qui a fait 200 000 morts ou disparus, essentiellement des Indiens mayas. Lors de la 1re émission, le nouveau président guatémaltèque Alvaro Colom s’est engagé à chercher des fonds pour assurer la pérennité de la chaîne.

Domingo Pascual espère qu’en 2009, la diffusion s’étendra à l’ensemble de ce pays d’Amérique centrale qui partage avec le sud du Mexique et le Honduras les vestiges des civilisations mayas, qui ont connu son apogée entre le IIIe et le Xe siècle, puis ont disparu avant l’arrivée des conquistadors espagnols.

Par maritxutxu@telefonica.net - Publié dans : Aucune
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 13:42
Macarena Gelman, estará el lunes  28 de abril próximo en Paris por  invitación de  nuestra asociación.
 
Hija de  Maria Claudia  Garcia de  Gelman (desaparecida), nieta del poeta Juan Gelman,  Macarena nacio
en cautividad en Montevideo en el año 1976 y recién recobró su verdadera identidad en 1999. 
 
En el mes de febrero 2008  ha solicitado  a la  justicia uruguaya de reabrir el caso de  su madre para  
obtener  la verdad  y  la Justicia tan necesarias y no obtenidas aun después de  23 años de post-dictadura. 
 
Una reunión publica es  organizada para este  lunes  28 de abril
a partir de 19 horas en : 
 
La Casa Argentina de la Cité Universitaire de Paris

>
27 A Boulevard Jourdan-Primer batiment a droite

>
RER B : Cité Universitaire -   75014 Paris

>
 
Los  invitamos a venir  al encuentro de Macarena, a escuchar  su mensaje, a rodearla y apoyarla en su lucha
que es también la nuestra.
 
Agradecemos desde ya dar una amplia difusión de esta actividad hacia  vuestros contactos.  
 
Verdad, Justicia, Memoria y Nunca Más Terrorismo de Estado !!!
 
 
Reciban nuestro fraterno saludo.       BURO de la Asociación ¿Dónde Están? (Ou-Sont-Ils?) de  Paris 
         21 ter rue Voltaire - 75011 - Paris
Par v.escobar@voila.fr - Publié dans : Aucune
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 12:55

Groupe de travail “Amériques” du Secrétariat international de la CNT [Chili / Argentine] Résistance du peuple Mapuche au 33 rue des Vignoles, Paris 20 e (Métro Buzenval ou Avron)

Rencontre avec deux représentants map u c h e : Victor Ancalaf Llaupe de la communauté de Choinlafkenche (Collipulli – IX Région – sud du Chili) et Moira Millan de la communauté Pillan Mahuiza (sud de l’Argentine)

www.cnt-f.org/international


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Par interne@csia-nitassinan.org - Publié dans : Aucune
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 13:21
CHIAPAS
Concert de solidarité avec la lutte des communautés indigènes zapatistes.

 Samedi 26 avril de 15h à 22h

 Au:
 Montana
 45 rue Michelet
 93000 Montreuil
 M° Croix de Chavaux

 Avec:
 La K-Bine (Hip-Hop Sudaka)
 La Fissure (Oï Montreuilloise)
 Addenda (punk ska)
 Ratskass (Ska trash)
 Holi la punkette
 + Surprises

La situation des communautés zapatistes au Chiapas, en lutte depuis 1994 pour
réclamer non seulement la reconnaissance de leurs droits et de leur culture
mais aussi la construction d'un système alternatif au capitalisme et la
répartition des richesses, est de plus en plus difficile.
L'offensive actuelle (quelle soit paramilitaire avec une recrudescence très
nette des agressions, ou « civile » avec une accélération du déplacement des
populations) est, aux dires de nombreux observateurs, "sans précédent depuis
1995". Cette féroce répression menée contre les communautés zapatistes et leurs
autorités autonomes laisse augurer d'un avenir sombre. Dans une de ses dernières
déclarations, le 16 décembre 2007, le sous-commandant Marcos déclarait : « Les
signes annonciateurs de la guerre sont clairs. La guerre comme la peur a son
odeur. Et aujourd'hui, on commence à respirer son odeur fétide sur nos terres ».
Une course contre la montre est engagée par le gouvernement pour étouffer le
mouvement zapatiste avant que les structures autonomes (systèmes de santé,
d'éducation, de production .) mises en place depuis 1994 et qui commencent à
donner pleinement leurs fruits rendent de plus en plus difficile l'éradication
des zapatistes et fassent tâche d'huile auprès d'autres mouvements au Mexique.
Face à cette situation, la solidarité est plus que jamais nécessaire. Les
collectifs européens de solidarité ont lancé une campagne commune en défense et
en solidarité avec la lutte zapatiste. Un forum sera organisé les 9, 10 et 11
mai à Athènes pour échanger, débattre des différentes initiatives communes à
mener en solidarité avec les zapatistes. Mais aussi comment la lutte au Chiapas
nous questionne sur nos luttes, comment les luttes ici et là-bas peuvent
s'enrichir mutuellement, les passerelles qui peuvent être construites.

La solidarité est plus nécessaire que jamais. Venez nombreux!
Par news@csia-nitassinan.org - Publié dans : Aucune
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